BMVision détecte le cancer du rein 33% plus vite avec l’IA
Better Medicine lance BMVision Kidney, premier outil d’intelligence artificielle certifié CE pour repérer les tumeurs rénales sur scanner. Validé par l’Université de Tartu sur 2 400 analyses, le logiciel accélère le diagnostic de 33% et atteint 99,2% de sensibilité. Une réponse concrète aux services de radiologie saturés en Europe.
L’essentiel en bref
- BMVision Kidney est le premier outil certifié CE au monde pour détecter et mesurer les tumeurs rénales automatiquement, développé sous la réglementation européenne stricte MDR 2017/745.
- Les radiologues gagnent 33% de temps en moyenne, jusqu’à 52% dans certains cas, pour identifier et reporter les lésions malignes du rein.
- L’étude clinique a mobilisé 6 radiologues qui ont analysé 200 scanners CT en double lecture — avec et sans assistance IA — générant 2 400 interprétations comparables.
- La sensibilité de détection atteint 99,2%, l’outil repère même les lésions de 5 millimètres souvent invisibles à l’œil nu.
Comment fonctionne BMVision dans la pratique
Better Medicine n’a pas conçu son outil dans un labo isolé. L’entreprise a collaboré étroitement avec des radiologues internationaux pour créer une interface qui s’intègre directement aux flux de travail existants. Pas besoin de tout refaire. L’outil se branche sur les systèmes PACS (archives d’imagerie médicale) déjà en place.
Le processus se déroule en deux étapes. D’abord, BMVision Kidney détecte automatiquement les lésions rénales, même celles de 5 millimètres. Ensuite, il les classe — bénigne ou maligne — et les mesure en trois dimensions. Les rapports sont pré-générés, structurés, prêts à valider.
Résultat ? Les radiologues récupèrent des heures chaque jour. Dans les services débordés, ça change tout. Et là, les chiffres parlent.
Les chiffres de la validation clinique de Tartu
L’étude menée par l’Université de Tartu et publiée dans Nature Communications Medicine ne laisse pas de place au doute. Six radiologues ont analysé 200 scanners CT en deux modes : seul, puis assisté par l’IA. Ça donne 2 400 lectures comparables.
Les résultats :
- Sensibilité de 99,2% pour détecter les patients porteurs d’un cancer du rein.
- 25% de lésions malignes manquées en moins quand le radiologue travaille avec l’IA.
- Accord inter-radiologues amélioré de 23% — les divergences de diagnostic chutent de 34,3%.
- Erreurs de mesure réduites de 2,2% pour les lésions malignes, 5,3% pour les bénignes.
Ces gains ne sont pas cosmétiques. En oncologie, manquer une lésion de quelques millimètres ou perdre une semaine dans le diagnostic change les trajectoires des patients. Chaque jour compte. Chaque millimètre compte.
Et là, l’IA ne remplace personne. Elle sécurise. Elle accélère. Le radiologue garde la main sur le diagnostic final. C’est un filet de sécurité, pas un remplaçant.
Pourquoi cette innovation arrive maintenant
Les hôpitaux vivent une crise structurelle. Plus de scanners à analyser. Moins de radiologues disponibles. Burnouts en hausse. Délais qui s’allongent. La demande de diagnostic précoce explose.
BMVision répond à ce problème en fonctionnant comme un assistant de triage. L’outil identifie les cas à haut risque en priorité. Il capte aussi les incidentalomes — ces lésions rénales découvertes par hasard lors d’un scanner abdominal pour une autre raison. Souvent ratées. Souvent critiques.
Pour vous, concrètement, ça veut dire quoi ? Des diagnostics plus rapides. Des lésions repérées plus tôt. Des traitements engagés au bon moment. L’outil s’intègre aux infrastructures existantes. Pas besoin de refonte systémique complète.
La certification CE sous MDR 2017/745 ouvre tout le marché hospitalier européen. Ce n’est pas un badge cosmétique. C’est une validation stricte des autorités de santé publique. Tartu University Hospital généralise déjà l’utilisation de BMVision à tous les scanners abdominaux. D’autres institutions suivent.
Ce que disent les acteurs du terrain
« L’IA devient un outil opérationnel pour améliorer la vitesse et la qualité diagnostique simultanément. Pas de compromis. »
Les radiologues impliqués dans l’étude soulignent le gain pratique immédiat. Pas de formation longue. Pas de refonte des process. L’outil s’intègre naturellement. Better Medicine a pensé l’interface pour les utilisateurs finaux, pas pour les data scientists.
Sauf que. Ce n’est pas qu’une question de rapidité. C’est aussi une question de cohérence. Les écarts de diagnostic entre radiologues diminuent de 23%. Ça veut dire moins d’erreurs humaines liées à la fatigue, au stress, à la surcharge de travail.
Pour les décideurs hospitaliers, l’argument financier pèse aussi. Une détection précoce améliore les taux de survie. Elle réduit les coûts de traitement. Un cancer détecté à 5 millimètres coûte moins cher à soigner, qu’un cancer découvert trois mois trop tard.
Ce qui change pour les hôpitaux européens
L’arrivée de BMVision marque un tournant. D’abord parce que c’est une validation européenne stricte. Ensuite parce que c’est une réponse à un besoin quantifié. Les délais diagnostiques longs augmentent la mortalité. Les chiffres sont clairs.
Mais voilà. Ce n’est que le début. Better Medicine développe des outils pour d’autres cancers — multi-organes selon sa feuille de route. Si BMVision Kidney fonctionne, pourquoi pas BMVision Poumon ou Pancréas ?
On assiste à l’émergence d’une plateforme de diagnostic IA complète, pensée pour les radiologues et non contre eux. Le modèle est reproductible. Les infrastructures sont prêtes. Les régulations sont cadrées.
Pour les institutions médicales et les fournisseurs informatiques, c’est un signal fort. L’IA diagnostique n’est plus une promesse futuriste. Elle est cliniquement validée, réglementairement compliant, et prête pour déploiement à grande échelle.
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Questions pratiques sur BMVision :
BMVision peut-il fonctionner sans radiologue ?
Non. C’est un outil d’assistance, pas un remplaçant. Le radiologue reste responsable du diagnostic final. L’IA accélère et sécurise, sans remplacer l’expertise humaine.
Peut-on déjà utiliser BMVision Kidney dans un hôpital français ?
Oui. La certification CE rend l’outil légal dans toute l’Union européenne. Les hôpitaux intéressés doivent contacter Better Medicine pour l’intégration et la formation des équipes.
Quel est le coût de déploiement de BMVision dans un service de radiologie ?
Les tarifs ne sont pas publics. L’intégration nécessite un système PACS compatible — archives d’imagerie médicale — mais l’outil s’adapte aux infrastructures existantes sans refonte majeure.







